30 mars 2010

Tink-it : le tatoo (malabArt)

Les tatouages éphémères sont tendance, c'est Chanel qui l'a dit. Histoire de se peindre la marque sur la peau et de s'en imprégner...pour un jour.
L'idée est reprise par 5 artistes français qui ont dessiné en édition limitée (500 exemplaires) des minis oeuvres sur un support qui lui aussi est tendance en ce moment, la peau!
Benjamin Sabatier en particulier à participer au projet Tink-it. Son tatoo s'appelle "BrandMe" et est l'empreinte géante d'un de ses doigts : "Présenté comme motif pictural, l’empreinte digitale à tatouer déplace l’objet artistique et l’identité de l’artiste vers le champ de la marque, véritable signe d’appartenance sociale."
rdv ici pour trouver les tinks : http://www.tink-it.com/

Pour ceux qui ne trouvent pas ça assez arty, l'artiste belge Wim Delvoye peut toujours s'occuper de vous (ci-dessous, son cochon Louis Vuitton).


Lucian Freud à Beaubourg : expo-psychanalyse


Jusqu'au 19 juillet, le centre Pompidou expose le petit-fils de Sigmund. Etonnante rétrospective que celle de cet artiste contemporain de 88 ans qui peint uniquement dans son atelier et d'après modèle. Veni vidi : l'impression d'une cinquantaine de toiles peintes d'une même palette, ballisées de mêmes codes de lecture et mettant littéralement à nu les sujets de l'artiste.

L'expo est divisée en quatre espaces, Intérieurs/Extérieurs (par rapport à l'atelier de l'artiste), Réflexion (c'est par ce mot que Lucian Freud désigne ses autoportraits), Reprises (qui sont des relectures de tableaux classiques) et enfin Comme la chair, où l'on retrouve un ensemble de nus magistraux. La chair, justement, est un thème récurrent de la peinture de Freud. L'artiste s'attache à représenter ses modèles dans toute leur nudité, dans un amalgame fou de peinture épaisse : "Ce qui m'inéresse vraiment chez les gens, c'est le côté animal. C'est une partie pour cette raison que j'aime les peindre nus."; Freud veut que "la peinture [soit] chair".

"Mon travail est purement autobiographique. Il y est question de moi et de ce qui m'entoure." Au-delà d'une belle exposition, c'est l'occasion de voir comment le petit fils du grand Freud s'analyse lui-même par l'expression artistique.


Exposition Lucian Freud, L'atelier au Centre Pompidou
envoyé par centrepompidou. - Films courts et animations.

27 mars 2010

Happy trouvaille de la semaine #2 Nicole Tran Ba Vang


Nicole Tran Ba Vang joue avec les codes de la mode (ses séries de photos sont des "collections printemps-été",...) et interroge sur la nudité, l'apparence, l'identité.Photographe, elle est également peintre, artiste plasticienne,etc! rdv sur : http://www.tranbavang.com/

19 mars 2010

Burq'art : l'art lève le voile

On en parle, alors voici comment les artistes contemporains conçoivent la question du voile. Sans commentaire!

-> A voir entre autre à la Saatchi Gallery jusqu'au 6 mai, "New Art from the Middle East".

Wong Hoy Cheong, "Reading" (si ça vous rappelle Latour, lisez cet article!)

Shadi Gharidian, "untitled"



Hussein Chalayan, collection printemps été 1998


Kader Attiah, "Ghost"


Princesse Hijab

16 mars 2010

Quand l'art joue à cache-cache, petite introduction à la sémiologie visuelle

Trouvé sur le net (merci K.), ce clip musical, "Hold your horses" :
video

C'est une bonne illustration de la récupération des codes de l'art dans la communication. Ici on voit à quel point les tableaux classiques sont universels, comme ils ont le pouvoir de contenir des références qui nous sont familières, en tout cas que nous reconnaissons: une couleur, une position, un style,....
Ici, on retrouve le tableau original de façon évidente, puisque les signes de reconnaissance sont explicites (d'où l'humour et le plaisir à deviner l'oeuvre parodiée) : les oeuvres renferment une charge symbolique que nous reconnaissons de manière presque inconsciente.



J'avais bien aimé l'année dernière les photos de l'artiste Jocelyne Grivaud qui mettait en scène Barbie dans des oeuvres de maîtres (http://www.barbiemamuse.com/). Ce qui était admirable, c'était la parfaite imitation, mais le défi communicatif est encore plus grand il me semble lorsque l'oeuvre est simplement suggérée, c'est à dire que les codes de la toile originale ne sont qu'implicites. Cette récupération faite de suggestion est très souvent l'apanage de la publicité. C'est surtout récurrent dans les publicités papier des produits de luxe, et des parfums en particulier. Ici, le message visuel est quasi subliminal, car on peut ne reconnaitre le code culturel qu'inconsciemment, et donc adhérer à la vision esthétique de la publicité sans en connaitre véritablement la raison.... Voici un exemple, avec Danaé et sa pluie d'or mythologique, repris par la marque Dior pour le parfum "j'adore" dans un cocktail iconographique et ultra érotique: on retrouve la Danaé de Titien ou de Klimt,(...) mais aussi l'extase de sainte Thérèse du Bernin... Sans faire d'analyse experte, on voit très bien comment les codes de l'art sont repris implicitement pour nous faire adhérer à l'image de la même façon que l'on pourrait être fasciné par la vision esthétique d'un grand classique. Les publicitaires ont utilisé tout l'art de la "sémiologie visuelle", la science des signes appliquée à l'image!










5 mars 2010

Happy trouvaille de la semaine : Mona Lisa passe à la machine à café

Une fois n'est pas coutume, Mona Lisa est recrutée par les publicitaires. Cette fois c'est au Rocks Aroma Festival de Sydney pour la marque Grinders Coffee. Cette production a nécessité pas moins de 3604 gobelets de café et café au lait, mais aussi 564 de lait... soit une Joconde de 6 mètres sur 4.
Les classiques ont de l'avenir, récupérables à l'infini...